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Si vous voulez savoir quand ça s'est cassé la gueule, c'est là, en 2004. Remarquez, on aurait pu tout aussi bien dire : "Dès le début", oh, oh, oh ! Putain, j'espère que vous avez compris que cette constante dévalorisation dans tous mes écrits n'est qu'une mascarade, une manœuvre pour nous attirer la sympathie du plus grand nombre. Et aucun doute, ça marche du feu de dieu ! J'en devine certains tout attendris.
En 2004, je n'en avais plus rien à foutre de la musique. Tiens, voila autre chose. Ah ouais ?! Circulez ! Non, ce qui m'obnubilait c'était sortir en boite de nuit et danser comme un couillon, raide comme un piquet, hypnotisé par les mouvements sur-réels d'hanches féminines et par les décolletés pigeonnants. Hello bitches ! Ah ça, je vous casse le mythe de l'artiste torturé en moins de deux.
Je traînais le plus souvent avec Stéphane, un collègue de travail de quatre ans mon aîné à la maturité d'un gamin que l'on aurait qualifié "d'un peu lent". Stéphane faisait partie du top 3 des mecs les plus "hot" de l'entreprise, une liste conçue par des pétasses irlandaises n'ayant rien d'autre à foutre de leur journée. Une liste qui avait ouvert les yeux à beaucoup. Inutile de dire que mon nom n'y figurait pas. Grosse surprise, dites donc.
Stéphane avait un sens de l'humour vraiment déroutant, capable de maquiller sa voix et imiter nos managers, sortir dix conneries à la minute, se lancer dans des improvisations verbales genre Benoît Poelvoorde période pré-alcoolique... on se pissait dessus de rire. Stéphane voulait être musicien (il possédait une honnête Gibson SG), ou bien acteur, ou bien danseur, ou bien comique...bref une activité artistique le plaçant au centre de toutes les attentions. Une bien vaine espérance car beaucoup trop vieux et sans véritable talent, aussi doué qu'une cafetière rouillée jetée en bord de route. Je le savais bien, mais j'aimais entretenir ses illusions car pour le coup, il me servait beaucoup dans mon addiction.
Voyez, il faut être au moins deux pour aller en club... ma putain de découverte ! Qu'est ce que j'en savais moi avant. Wing man qu'on appelle ça. Histoire déjà de pouvoir converser avec quelqu'un. La solitude est difficile à justifier dans ce genre d'environnement et possède un pouvoir repoussant manifeste. Bon, je viens de vous faire l'intellectualisation de "la main au fesse", cool hein ? Pointez vous seul et ça vous fait passer pour un taré vicieux. Garantie !
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